21.07.2008

Dieudonné - L'antisémitisme

Toots & the Maytals - 54-46 Was My Number

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podcast

20.07.2008

l'internationale nationaliste ››› Michel CLOUSCARD

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« L'État a été l'instance superstructurale de la répression capitaliste. C'est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd'hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l'État-nation a pu être le moyen d'oppression d'une classe par une autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. C'est un jeu dialectique. » Michel Clouscard
 
« Le néo-fascisme sera l’ultime expression du libéralisme social libertaire, de l’ensemble qui commence en mai 68. Sa spécificité tient dans cette formule : tout est permis, mais rien n’est possible. » Michel Clouscard

15.07.2008

L’ANTI-RACISME : LE COMMUNISME DU XXIE SIÈCLE ?

Camus.jpgL’écrivain français Renaud Camus, dans un petit livre intitulé Le Communisme du XXIe siècle (Xenia, 2007), développe la comparaison proposée par Alain Finkielkraut qui rapprochait l’anti-racisme idéologique qui sévit de nos jours d’une nouvelle forme de communisme (pas dans le contenu bien sûr, mais dans le côté stalinien de la pensée unique et de l’inquisition permanente). Renaud Camus compare ici les deux systèmes :


« Le communisme a rendu plus puissants – au moins dans un premier temps, dans un très long premier temps, et qui en Asie dure encore – les Etats et les sociétés sur lesquels il exerçait son pouvoir (à moins qu’il ne l’exerçât par conquête extérieure bien sûr, comme en Europe de l’Est) : il a fait la Russie plus forte, la Chine plus respectée, le Vietnam plus redoutable, la Corée du Nord plus dangereuse. L’antiracisme, au contraire, mine radicalement les nations et les civilisations qu’il se soumet : il leur ôte tout moyen de défense, il annihile leur volonté de perdurer dans l’être, il fait d’elles autant de villes ouvertes, de lotissements à saisir, de boulevards pour les invasions. Il est certes un pouvoir formidable, mais c’est un pouvoir pur, un pouvoir pour le pouvoir, coïncidant avec lui-même et dont les Etats qui s’en réclament n’ont rien à espérer mais tout à craindre. »


Une dizaine de pages plus loin, il ajoute :


« Le pouvoir de l’antiracisme est absolument inébranlable en effet tant qu’il n’y a pour le contester que les racistes : c’est à peu près comme si la répression sexuelle n’avait eu en face d’elle, pour s’opposer à son règne, à son principe et à ses abus, que les violeurs d’enfants. L’antiracisme est d’ailleurs parfaitement conscient de cette donnée-là, et c’est pourquoi il n’a rien de plus pressé, toujours, que de traiter de raciste quiconque lui présente la moindre objection, ou lui pose une question qui l’embarrasse ou lui déplaît. »

 
Source: http://unitepopulaire.org

14.07.2008

Clip de campagne "Je veux un mec comme Poutine"

Télécharger de la musique sur internet c'est mal !


13.07.2008

Albert Cossery

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"Karim avait abdiqué toute dignité dans ses rapports avec la tourbe des gens qui détenaient une parcelle de pouvoir. Il fallait faire l’imbécile, se montrer plus bête qu’eux. C’était le seul moyen de les dégoûter. Heykal lui avait expliqué que la dignité n’avait de prix qu’entre des hommes égaux et ayant des sentiments d’estime réciproque. Garder sa dignité devant un policier ou tout autre agent de la puissance du jour ne signifiait absolument rien. […] Devant un chien enragé la seule attitude intelligente est la fuite." Albert Cossery

Source: http://zentropa.info

12.07.2008

COLOMBIE : 60 ANS DE GUERRE CIVILE

COLOMBIE : 60 ANS DE GUERRE CIVILE

 
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* Quelle est la situation en Colombie?
- En Colombie sévit un grave conflit social, politique et militaire. L'Etat colombien, soutenu par les multinationales, les propriétaires fonciers, les industriels et leurs représentants politiques, mène une politique criminelle envers le peuple. Le pays dispose d'importantes richesses minières (or, émeraude, charbon) et des réserves de pétrole.
Le climat et le sol permettent la production de nombreuses variétés agricoles, telles que le café (2° rang mondial), la canne à sucre (10°), le cacao (9°)... Malheureusement, 1% de la population détient 45% des richesses, et 37 grands propriétaires se partagent plus de la moitié des terres cultivables.

* Pourtant le président colombien et son gouvernement sont élus démocratiquement?
- Des millions d'électeurs dans les régions contrôlées par l'armée et/ou les paramilitaires n'ont pas pu voter, ou ont été contraints de voter pour Uribe. Le système d'exploitation ne peut assurer des conditions de vie décentes qu'à une petite frange de la classe moyenne (fonctionnaires, policiers, commerçants) nécessaire pour la survie du maquillage démocratique.
65% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. C'est dans ce contexte que sont nées les FARC, en 1964, 16 ans après l'assassinat du candidat populaire Jorge Eliecer Gaitan, qui marquait le point de départ de la révolte paysanne.

* Qui sont les FARC?
- Les FARC-EP (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple) sont une organisation politico-militaire marxiste-léniniste d'inspiration bolivarienne, fortement influencée dès ses origines par la révolution socialiste cubaine et les enseignements de Che Guevara.
Ils sont le bras armé des pauvres du monde rural contre les classes riches de la Colombie et possèdent depuis 1982 le statut de "belligérants" au regard des conventions de Genève.
De 48 membres à l'origine, ils sont passés à 6.000 fin 80 et environ 20.000 aujourd'hui (dont 35 à 40% de femmes).

* Certains prétendent que les FARC sont des terroristes?
- Les FARC sont apparues en 1964 en réponse au terrorisme d'Etat. La plupart des attaques de la guerilla visent les infrastructures, afin d'affecter les sources de financement de l'Etat dans sa guerre contre le peuple. Le président Uribe, pantin de Washington, représente la guerre, la corruption, l'abandon de la souveraineté nationale. Les FARC-EP luttent pour instaurer un nouveau pouvoir qui garantisse la paix, la démocratie, la justice sociale, et l'unité des peuples latino-américains.

* D'autres prétendent que ce sont des narco-trafiquants?
- Les FARC sont opposés au trafic de drogue, mais ils ne peuvent empêcher les petits paysans de cultiver la coca. En l'absence de réforme agraire radicale (redistribution des terres), la survie de nombreux paysans dépend de la drogue.
Les FARC ne font que prélever une part (impôt révolutionnaire) sur les transactions.

* Pourquoi ne participent-ils pas à la vie politique traditionnelle du pays?
- En mai 1985, dans le cadre de négociations tentant d'apporter une résolution au conflit, naissait l'Union Patriotique.
Ce parti d'opposition de gauche va connaître pendant 9 ans une tragédie, avec l'assassinat de 4.000 de ses militants et/ou sympathisants, notamment les candidats aux présidentielles Jaime Pardo Leal (1987) et Bernardo Jaramillo Ossa (1990), jusqu'à l'assassinat du dernier des membres de l'UP au Parlement, Manuel Cepeda Vargas (1994), 9e parlementaire de l'UP assassiné.
En Colombie il n'y a jamais eu de démocratie. L'UP a été physiquement exterminée par les balles.
Les crimes massifs commis contre l'UP constituent "une page honteuse dans l'histoire de notre pays" (F.SANTOS, vice-président, déclaration du 09/02/04)

* Pourquoi les FARC ont-il kidnappé Ingrid Betancourt?
- Le 20 février 2002, sous la pression des USA, le président Pastrana met fin au processus de paix avec les FARC-EP et leur lance un ultimatum de 48h pour quitter la zone démilitarisée (42.000 km2).
3 jours plus tard, Ingrid, en campagne présidentielle, décide quand même de se rendre dans cette zone avec 3 hommes et sa secrétaire.
Pour les FARC, les membres de la classe politique, favorables au système "démocratique" colombien sont tous "scandaleusement indifférents au drame de la guerre vécue par le peuple". Ingrid ne fait pas exception à la règle.

* Mais pourtant c'est une femme; cela ne fait-il aucune différence pour les FARC?
- Les FARC-EP sont une organisation féministe; à ce titre ils ne font pas de distinction sexiste, que ce soit par rapport aux otages, ou bien au sein de la guerilla où les femmes peuvent obtenir des postes à haute responsabilité correspondant à leur mérite militaire.
Par ailleurs, une dizaine de jours avant sa capture, Ingrid s'était déjà rendue dans la zone démilitarisée où elle avait violemment pris à partie Raul Reyes au cours d'une table ronde, condamnant fermement les pratiques de la guerilla. Difficile dans ces conditions d'espérer un geste de clémence de leur part...

* Pourquoi les FARC ont-ils libéré les 3 hommes qui accompagnaient Ingrid et pas Clara Rojas, sa secrétaire?
- Clara Rojas ne pouvait pas être considérée comme un otage politique. Les FARC souhaitaient la relâcher également, mais elle est restée par solidarité avec Ingrid. Elle a témoigné dans une vidéo de 2003 (www.e-monsite.com/amloc34/rubrique-1012706.html) des très bonnes conditions de détention des otages, similaires aux conditions de vie des guerilleros.
Depuis, elle a eu une liaison avec un guerillero et de cette union est né un petit garçon début 2005. On est bien loin des otages "ligotés et bâillonnés" qu'imaginent certains anti-communistes.
Par ailleurs, les FARC mettent à disposition de chacun des otages une petite radio pour qu'ils puissent écouter en permanence les messages de leurs familles diffusés sur une station colombienne.

* Pourquoi l'Etat français ne verse-t-il pas de rançon?
- Les FARC ne réclament ni argent, ni armes, Ingrid est un otage politique et non économique.

* A quoi servent les otages politiques? Comment faire pour obtenir leur libération?
- Les prisonniers politiques, qu'ils soient aux mains des FARC ou de l'Etat colombien, ne pourront être libérés qu'au travers d'un échange humanitaire, en accord avec les conventions de Genève réglementant ce type de conflit.

* Pourquoi le président colombien et les FARC refusent-ils cet échange?
- Les FARC ne refusent pas l'échange, bien au contraire! C'est aujourd'hui leur objectif politique prioritaire! Ils ont plusieurs fois libéré des prisonniers politiques (la dernière fois 2 policiers, en parfaite santé, le 25/03/06), en signe de bonne volonté, sans jamais aucune contrepartie.
En revanche l'Etat colombien est opposé à l'échange, qui serait une preuve de faiblesse vis-à-vis de la guerilla, et le discréditerait aux yeux des USA, partisans de la manière forte.
Par ailleurs 2 hauts responsables des FARC, la commandante Sonia, et Simon Trinidad, négociateur international des FARC pour l'échange humanitaire, ont été "extradés" (en réalité vendus) aux USA (quelques mois plus tard, Rodrigo Granda, autre négociateur mandaté par les FARC a été enlevé par des agents colombiens sur le territoire vénézuélien, au mépris des conventions entre les 2 pays). Ces actes irresponsables du gouvernement colombien, contraires aux conventions de Genève, compromettent sérieusement l'échange humanitaire de tous les prisonniers de guerre.

* Et le gouvernement français dans tout ça?
- Comme l'a dénoncé à demi-mot Mélanie, mardi dernier, la diplomatie française n'a absolument rien fait depuis 5 ans pour forcer Uribe à accepter l'échange humanitaire. Le gouvernement français est solidaire des gouvernements colombien et américain.
Ces gens-là ont une solidarité de classe, ils sont donc logiquement opposés, entre autres, à la classe paysanne et aux FARC-EP, et engagés dans une lutte sans merci contre tous ceux qu'ils appellent les "terroristes", bien souvent les groupes politiques et/ou militaires issus du peuple et opposés à leurs propres intérêts.

*****

Discussion entre un otage (sénateur) et un commandant guerillero:
Il criait, il pleurait: "Pourquoi moi, que va devenir ma famille, que vous ai-je fait?".
Je lui ai répondu: "Vous appartenez à la classe politique. A cause de vous, j'ai passé une enfance sans école, sans médecin, dans le plus total dénuement. A cause de vous, ma famille n'a connu que la misère. A cause de vous, je n'ai eu d'autre choix que de prendre les armes. A cause de vous, je mourrai dans ces montagnes. Alors ne vous plaignez pas."

 

CITATIONS

"Le guerillero est un réformateur social. Il se bat pour changer le régime qui maintient tous ses frères désarmés dans l'opprobre et la misère. Le guerillero est, fondamentalement et avant tout, un révolutionnaire agraire." (Ernesto "Che" GUEVARA, février 58)


"S'il [Uribe] ne veut pas s'asseoir avec les FARC, eh bien qu'il le dise... Il y a trop de voix officielles disant oui, disant non, disant peut-être, impossible, possible. Cela ne donne pas confiance aux FARC." (James LEMOYNE, émissaire de l'ONU, El Tiempo, 18/05/03)


"Les FARC ne sont pas un groupe de terroristes, ce sont des belligérants, ce sont 20.000 hommes (NDLR: et femmes!) qui combattent depuis 40 ans." (F.DELLOYE, 1er mari d'Ingrid, 23/02/05)


Sur les crimes commis par l'armée: "Dans certains cas, les commandants de l'armée eux-mêmes ont soutenu ce procédé qui consiste à habiller leurs victimes [civiles] avec des vêtements de guerilleros pour cacher les faits et simuler un combat." (rapport de l'ONU, février 2006)


"Je ne justifie pas les actions sauvages de la guerilla [...] mais je comprends que ça existe en Colombie à cause du manque de pensée au peuple, de travailler vraiment pour le peuple. [...] Au fond de lui, il [Uribe] ne veut pas de l'accord humanitaire. [...] En Amérique du Sud, c'est le seul qui est encore aux côtés de Bush [...] Il est pour la guerre, pour la violence, il ne veut pas établir de dialogue." (Yolanda PULECIO, maman d'Ingrid, interview radio, novembre 2006)


"Les FARC ont, ont eu, et auront toujours comme objectif politique l'échange de prisonniers." (Raul Reyes, porte-parole des FARC)


Source: webduweb.free.fr

LA LIBÉRATION D'INGRID BETANCOURT

Banlieue Anti Système

E&R s'affiche et ravit la rue

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08.07.2008

Et si le Paradis était sur terre ?

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06.07.2008

Dieudonné - Mes excuses (le débat)

In Memoriam - Das Kapital

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podcast

 Le bloc de l'Est s'est effondré
Le mur de Berlin est tombé
L'oncle Sam peut enfin
Commettre ses méfaits.

L'opinion publique est contrôlée
Les politiques tous enchaînés
L'esclavage moderne peut enfin se propager.
 
La croissance est au beau fixe
L'économie se porte bien
Le chômage est en régression
On nous prend pour des cons.
 
Le transgénique, c'est magnifique
Au moins, ça remplit les cliniques
L'avortement, c'est épatant
Pourquoi s'faire chier pour des enfants.
 
Refrain :
Les grandes multinationales
Exploitent les gamins du tiers-monde
Elles achètent tout ce qui peut se vendre
Malthus doit se marrer dans sa tombe.
 
Son capitalisme sauvage
Fait vraiment partout des ravages
Les fonds de pension américains
Gagnent peu à peu du terrain.
 
Bientôt un consortium unique
Détiendra tous les monopoles
Vos vies seront cotées à Wall Street
Vous les enfants des stock-options.
 
Le monde ne sera plus qu'un marché
Qui finira par saturer
Une bonne grosse guerre viendra sauver
Le capitalisme en danger !
 
Les trusts font d'énormes bénéfices
Mais licencient à tour de bras
Pour satisfaire leurs actionnaires
Vive le monde des affaires !
 
Et pour quelques dollars de plus
Ils détruisent notre écosystème
Pour rendre le monde plus vide
Pour rendre le monde plus blême
 
Mais la machine se grippera
Oui ce système se brisera
Mais soyez assurés
Que tout recommencera
 
Mais soyez aussi assurés
Que lorsque ce jour arrivera
Nous serons enfin prêts
Enfin nous serons là !

La libération d'Ingrid BETANCOURT ››› Par Jean-Claude MARTINEZ

medium_Ingrid_BETANCOURT.jpgLa très belle nouvelle de la libération d'Ingrid Bétancourt et de sa santé merveilleusement rétablie me comble de joie.

Il faut féliciter le professionnalisme des grands soldats de l'armée colombienne et surtout leur service de santé qui, en quelques heures, a permis à l'Ingrid Bétancourt de la cassette vidéo, à la santé chancelante qui nous avait tant émus, de redevenir la grande figure politique tant admirée donnant une longue et brillante conférence de presse internationale.

Pour cela, nous souhaitons que les valeureux libérateurs colombiens d'Ingrid Bétancourt ne subissent pas demain le sort du préfet Marchiani, libérateur, lui, de nos otages au Liban et remercié par son emprisonnement actuel.

Nous félicitons tous le Président Sarkozy qui, en dépit des "caisses vides" et de "la France en faillite", a pu permettre à Mélanie, son petit frère Lorenzo, leur petit cousin, leur tata et tous leurs amis, de ne pas avoir dû attendre huit heures interminables pour le départ quotidien de l'avion de ligne Paris – Bogota et d'avoir pu vite sauter dans un avion spécial de la France, pour aller retrouver leur maman dans la petite maison, enfin heureuse, de leur courageuse famille, membre du top des grandes fortunes et des oligarques latino-américains.

Nous, tous les Languedociens et Catalans, nous nous réjouissons que notre pays ait pu consacrer à la réalisation de cet événement émouvant une enveloppe budgétaire supérieure à celle qui vient d'être affectée aux milliers de nos vignerons en grande difficulté, pris en otage par le libre-échange planétaire.

Notre bonheur à tous est d'autant plus grand qu'enfin libérée, Ingrid Bétancourt va pouvoir reprendre la noble lutte qu'elle a toujours menée pour obtenir de ses proches de l'hyperclasse la libération des enfants esclaves des mines, des travailleurs asservis dans les bananeraies de Chiquita, des femmes brisées dans les serres à roses ou les champs et de tous les travailleurs indiens ou non de l'Amazonie, des plateaux andins ou des favellas, dont les conditions de vie inhumaines, depuis toujours, ont servi de terreau à la révolte des FARC et des autres mouvements qui les ont précédés.

Cette libération tant attendue de la maman de Mélanie, augure bien de la présidence française de l'Union européenne qui va pouvoir maintenant se consacrer à d'autres libérations, celles des millions de femmes et d'hommes à la vie et à l'avenir pris en otage par les politiques économiques malthusiennes stupides de l'Union européenne. Je pense à nos paysans, aux victimes des délocalisations, à nos compatriotes malades enfermés dans l'angoisse de nos hôpitaux sous-équipés, tout comme aux papies et mamies, oubliés dans des maisons de retraite de la honte, jusqu'à y être 14 803 à en mourir de soif en août 2003. Juste au moment où Ingrid Bétancourt recevait, elle, Dieu merci, de ses geôliers de l'eau pour s'hydrater et des dirigeants français le bénéfice d'une noble mobilisation, à 6 000 km de distance, pendant qu'ils oubliaient, en revanche, de s'intéresser à la vie de nos compatriotes âgés qui mouraient, eux, juste à leur côté.


Jean-Claude MARTINEZ
Député européen
Membre du Parlement Europe – Amérique latine


Source: www.egaliteetreconciliation.fr


COLOMBIE : 60 ANS DE GUERRE CIVILE

05.07.2008

Je suis macho et alors?